Fibres de sisal : présentation
Les fibres de sisal sont dites « agro-sourcées », c’est-à-dire issues d’agro-ressources, le terme moderne pour parler des végétaux (matières renouvelables) qui fournissent les composés de base nécessaires à l’énergie, à la chimie et aux matériaux (définition de l’Ademe).
Le cas du sisal est emblématique du pouvoir de la pensée écologique sur l’industrie de l’ameublement et le monde de la décoration.
Un savoir-faire ancien et un commerce oublié renaissent sous la poussée verte d’une économie mondiale en pleine mutation.
Rappel : l’Ademe est l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie.
Fibre sisal : un savoir-faire ancestral
Le sisal est une fibre « dure » extraite des feuilles d’un agave.
Les feuilles du sisal sont coupées à la machette et passent dans une « défibreuse ».
- Le défibrage doit se faire dans les 24 heures suivant la coupe du sisal. Un lavage simultané des fibres accompagne l’opération.
- Les fibres de sisal sèchent ensuite à l’air libre. Puis, dans les 48 heures, on les blanchit au soleil.
- Enfin, un brossage des fibres du sisal éliminera les dernières impuretés.
Bon à savoir : les résidus issus du défibragesont transformés en étoupe.
Tour du monde de la fibre sisal
En terme de production
Les principaux producteurs sont :
- le Brésil (120 000 t), dont une exportation de près de 100 000 t de fibres brutes et de produits manufacturés ;
- la Chine dont le cas est un peu particulier du fait de son incapacité locale à cultiver l’agave sisalana ;
- la Tanzanie (30 000 t) avec la moitié dédiée à l’export ;
- le Kenya (25 000 t), 20 000 t étant exportées ;
- le Mexique est loin derrière, tout comme ;
- Madagascar qui atteint à peine les 10 000 t/an.
Le saviez-vous ? : En 1961, la Tanzanie était toujours, depuis l’impulsion de sa colonisation par l’Allemagne, le plus gros producteur mondial de sisal avec 200 000 t/an.
Sur le plan économique
La filière artisanale se développe sans cesse. La production mondiale de sisal est estimée à 300 000 tonnes, soit une valeur de 75 millions de dollars.
Et l’aspect artistique ?
La fibre de sisal est, depuis longtemps, un matériau connu – et apprécié – des artistes et des créateurs.
La vannerie, la décoration, la mode et même l’art floral ont recours aux qualités de la fibre de sisal.
Le saviez-vous ? Le staff, ce matériau malléable adoré des décorateurs (d’intérieur, de théâtre, etc.) et des sculpteurs, qui a connu un engouement extraordinaire à la Belle Époque, est composé de plâtre et de fibres de sisal (ou de jute).
Fibre sisal : des labels récents pour les agro-matériaux
Veillez aux logos « marques de conformité » en lien avec les normes européennes.
Il existe des labels spécifiques aux matériaux biodégradables garantissant leurs propriétés biodégradables.
Leurs points communs : s’appuyer sur des normes existantes, ou des méthodes de mesures reconnues (type : recommandations OCDE).
Divers organismes certificateurs, propres à un pays (Belgique, Allemagne, USA, Japon, etc.), en sont à l’origine.
Bon à savoir : l’adjectif vert d’« agro-matériau » suppose une dégradation (combustion ou recyclage) sans dommage à l’environnement, et un liant éventuel non écotoxique.
Nous pouvons, si vous le souhaitez, vous mettre en relation avec un ou plusieurs spécialistes du sisal. Ils pourront vous proposer un devis gratuit et sans engagement.